dimanche 2 janvier 2011

Le tour de l'Afrique en 360 jours



Le samedi 11 décembre dernier, les Queylards étaient conviés à visionner un diaporama de 940 photos retraçant l’aventure vécue durant un an par Sylvie et Etienne Stauffert. C’est une histoire de voyageurs : pour Etienne, elle trouve son origine à l’adolescence, lors d’un séjour en Haute -Volta à l’âge de quinze ans, suivi d’un Paris / Dakar à mobylette ! Ensuite avec Sylvie, les explorations du nord de l’Afrique ( Maroc, Tunisie, Libye) puis les premières traversées du Sahara jusqu’au voyage de noces en Namibie. Mais la quarantaine passée, ces parenthèses d’un mois ne suffisent plus à leur soif de découverte d’un continent qui recèle d’immenses richesses.
Alors peu à peu, se forme le projet de réaliser le tour du continent africain. Toutefois, un voyage de cette envergure ne s’improvise pas et nécessite une préparation minutieuse et de sérieuses économies.
Choisir un moyen de transport et définir l’itinéraire :
Le choix du mode de déplacement est dicté par la distance (près de 60 000 km ) : le camion trop volumineux est vite abandonné au profit d’un 4X4 avec cellule, qui assure un confort suffisant pour un périple de cette durée et permet de circuler dans des contrées parfois dépourvues d’infrastructure routière .
L’itinéraire lui est dicté par deux impératifs: le climat et les risques politiques dans certains pays.
Pour le climat, c’est la saison des pluies qui fixe le timing, certaines pistes devenant impraticables pour de longs mois, l’objectif est de se retrouver à la pointe de l’Afrique du Sud au plus tard le 1 er Mai après avoir franchi l’Angola, .
Le climat politique va lui aussi imposer sa loi. Il faut éviter la Guinée en pleine insurrection de même que le Niger et la Côte d’Ivoire déjà passablement agitée. Outre ces pays, et contrairement à l’image retransmise par les médias, c’est un continent relativement serein que nos deux aventuriers ont traversé.
Aucune agression n’est relevée dans le carnet de route, en revanche les tracasseries administratives au passage des frontières ponctuent régulièrement le parcours et ajoutent ce piment sans lequel, probablement, l’aventure n’aurait pas la même saveur.
Au palmarès du continent :
Quand on interroge Etienne et Sylvie sur leur souvenir le plus marquant, ils ont du mal à répondre et à isoler une situation, un paysage ou une rencontre. Mais s’il fallait donner un tiercé gagnant des pays traversés, l’Ethiopie arriverait en tête pour la variété de ses paysages, la fierté de son peuple, la force de ses traditions et de sa culture. Viennent ensuite la Tanzanie et le Kenya plus couru, dont la stratégie touristique gérée par les tours opérator n’est pas vraiment compatible avec le budget raisonnable de nos deux voyageurs.

Développement ou tradition ?
Cette longue incursion sur le continent africain a-t-elle changé leur vision sur l’avenir de celui-ci? D’abord dit Sylvie, il faut éviter de globaliser comme on a l’habitude de le faire vis-à-vis de l’Afrique. Les 26 pays traversés présentent des caractéristiques si différentes à tous points de vue, que l’amalgame n’a aucun sens. Et lorsque nous parlons de développement c’est nécessairement en référence à notre modèle de société occidental. Or la sérénité et la sagesse des tribus Hamers ou Mursi en Ethiopie doivent beaucoup à un mode de vie ancestral, aux antipodes du nôtre. Et Etienne d’ajouter que si l’on veut se placer sur notre terrain, le taux de croissance du continent Africain est aujourd’hui de 4.5 % par an, Sylvie pense, pour sa part, que le meilleur cadeau que l’on peut faire aujourd’hui à l’Afrique est d’y intervenir le moins possible !
L'épopée en chiffres
57 000 km ,
26 pays africains traversés
360 jours (du 1 nov 2009 au 24 octobre 2010)
18 000 € de budget (hors investissement du véhicule) soit 1500 € par mois dont
40 % pour le carburant
20 % pour les frais administratifs (visas, assurances, etc.)
Pour aller plus loin le blog d’Etienne et Sylvie http://www.wasafiri.fr mais aussi jusqu’au 10 janvier au musée Dauphinois exposition « Ce que nous devons à l’Afrique »

Assemblée générale du CROSS le 8 janvier

Oyez , oyez braves gens le samedi 8 janvier prochain à 16 h la section course à pieds de l'AS se réunit pour son assemblée générale annuelle. Au menu un petit retour sur le passé (rapide) et surtout les projets à venir: programmation des WE hiver et automne, organisation du CROSS avec les nouveaux parcours. Après l'élection des membres du bureau projection de deux films qui ont été présenté lors des rencontres du cinéma de montagne en Novembre à Grenoble la traversée du GR 20 par Kilian Jornet (en 35 H ! ) et Loin des murs suite de l'aventure des jeunes Grenoblois en montagne.

120 personnes pour fêter le nouvel an





Vendredi 31 décembre la section course à pieds de l’Association sportive du village organisait pour la première fois le réveillon du nouvel an. Près de 120 personnes ont répondu à l’invitation et c’est dans une ambiance festive que c’est déroulée la dernière soirée de l’année. La formule choisie très économique(chacun apportant un plat et une boisson ) a favorisé la participation de toutes les générations, et a permis à cette manifestation d'être vraiment inter générationnelle.

jeudi 16 décembre 2010

Un conseil de communauté presque consensuel


Traditionnellement le conseil de communauté de la fin d’année est consacré au vote des redevances qui s’appliqueront l’année suivante. Ce jeudi au menu le président a mis aux voix : la redevance des ordures ménagères, la redevance du SPANC (service public d’assainissement non collectif et les tarifs des activités jeunesse pour le premier trimestre de l’année. Concernant la redevance du SPANC le budget étant équilibré grâce à une subvention de l’agence de l’eau la redevance concernant le « diagnostic valant premier contrôle » fixée initialement à 100 € et payable sur 4 ans ne sera appelée que pour 75 € et donc le dernier quart ne sera pas perçu pour 2011. Les autres redevances s’établissent à 26 € pour l’instruction d’un CU (Certificat d’Urbanisme), 58.03 pour un permis de construire, 42,20 € pour une visite de terrain avant construction ou encore 65.41 € pour un contrôle après réalisation. Par ailleurs le conseil a fixé les tarifs des activités qui seront proposées au premier trimestre aux enfants et jeunes, ceux-ci s’échelonnent de 4 à 7 € selon le quotient familial et plafonnent à 10 € pour les enfants extérieurs à la communauté. Le conseil a également voté une demande de subvention au Conseil Général (10 % du montant HT) pour l’entretien de la voirie communautaire, le Président a rappelé que le programme portait sur un montant total de 1 566 110 € HT sur 4 ans ( 2010-2013) dont 669 542 € rien que pour l’année 2011 grâce à l’opportunité de réaliser sur une seule année le programme prévu initialement sur 2011 et 2012.Toutes ces délibérations ont été votées à l’unanimité, seul point de désaccord : le vote sur les indemnités versées au trésorier pour son travail de conseil auprès de la communauté , deux abstentions et une voix contre la proposition du Président de ne pas verser d’indemnité au trésorier pour l’année 2010.
Ph Faucheux

vendredi 12 novembre 2010

Un projet de route forestière sur le haut de la Jars au lieu dit Bois Ronzier



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L’entretien et l’exploitation de la forêt nécessite de pouvoir y accéder de façon aisée, sans cela les bois ne sont pas valorisables et la forêt non coupée ne peut se renouveler. A Quaix le secteur de bois Ronzier (situé au dessus du hameau de la Jard dans le vallon délimité à l’est par la crête de la Raviole et à l’ouest par les pentes de l’aiguille de Quaix) fait l’objet d’un projet depuis 2004 étudié par le CRPF et la commune en partenariat avec le Parc de Chartreuse .
Les caractéristiques du projet : Un tracé de 3.5 km de long sur 3.5 km de large qui desservira 96 parcelles situées sur une superficie de 100 ha de bois à exploiter. 29 propriétaires sont concernés par le projet dont la commune elle-même.
Le financement des travaux est assuré à 80 % par des subventions qui émanent de l’Etat, de fonds européens, du Conseil Général (10 %) l’Europe, les 20 % restants sont à la charge des propriétaires. Cette participation varie selon que les parcelles desservies sont plantées de feuillus ou de résineux. Les propriétaires des parcelles traversées par la route bénéficieront également de la valorisation des bois coupés pour aménager la route. Au final le coût résiduel sera assez faible pour chaque propriétaire étant donné la valorisation que la route va permettre. Car l’enjeu est bien là : permettre l’exploitation d’une partie de la forêt qui n’était plus exploitée depuis des années en facilitant l’accès des camions grumiers au plus proche des coupes. Plusieurs tracé ont été étudiés dont un notamment sortant sur la commune de Proveysieux au lieu dit Planfay. Apparemment les élus Proveysards n’ont pas souhaité donner suite au projet du fait des nuisances que celui-ci risquait d’apporter sur le réseau routier.
Les prochaines étapes. L’ensemble des propriétaires ont été réunis par les élus de Quaix le 5 octobre dernier afin de recueillir l’avis de tous, à ce jour 3 d’entre eux ne se sont pas encore laissés définitivement convaincre. Mais il faudra faire vite car l’opportunité d’un financement à hauteur de 80 % risque de disparaître à la fin de l’année, gageons que les intérêts bien compris de chacun permettront de boucler ce dossier dans les prochaines semaines.

jeudi 11 novembre 2010

Le PLU invalidé, le POS de nouveau en vigueur sur la commune




Sur requête de trois habitants de la commune le tribunal administratif de Grenoble a annulé la délibération du conseil municipal du 5 mars 2008 qui a approuvé le Plan Local d’Urbanisme (PLU). Du fait de cette décision et depuis le 8 juin dernier date du rendu du jugement, les règles d’urbanisme de la commune relèvent du Plan d’Occupation des Sols approuvé et modifié le 27 avril 2006.
Un jugement qui ne donne pas satisfaction. Si les requérants ont bien obtenu l’annulation du document d’urbanisme et le versement d’indemnité (1000 € pour deux d’entre-eux) ils n’obtiennent pas satisfaction dans la mesure où leurs demandes de révision de leur droit à construire n’ont pas été suivies par le tribunal. Et le fait de revenir au POS ne répond pas non plus à leurs attentes.
Les motifs de l’annulation. Les 3 arguments retenus par le tribunal portent plutôt sur des questions de forme. En premier lieu l’annonce de l’enquête publique n’aurait pas fait l’objet d’un affichage systématique sur tous les panneaux d’information communaux ou tout au moins la commune ne peut pas en apporter la preuve! Interrogé le Maire affirme que l’information a bien été affichée et précise que selon une jurisprudence constante « le défaut d’affichage est sans effet sur la validité des délibérations et ne peut être invoqué pour justifier l’annulation ».
Moins anecdotique le fait que l’avis des personnes publiques consultées (les représentants des différentes administrations DDA, …) n’apparaisse pas dans le dossier soumis à consultation et enfin le projet initial ayant été modifié de façon substantielle pour prendre en compte certaines remarques formulées au cours de l’enquête publique auraient du faire l’objet d’une nouvelle enquête. Le paradoxe c’est que ces modifications ont été également dictées par les services de l’Etat sur la base de la jurisprudence sur l’application de la loi montagne !
Les conséquences pour les habitants concernent les personnes qui avaient déposé un dossier de permis de construire ou sollicité un certificat d’urbanisme. La surface minimum pour construire repasse à 1500 m2 (1000 m2 pour le PLU), d’après les services communaux plusieurs projets sont d’ores et déjà bloqués et pourraient être remis en cause tant que le POS est en vigueur. Par ailleurs le PLU prévoyait un certain nombre de dispositions en faveur du développement durable (densification, économie des espaces, préservation de la fonction agricole, etc.) et qu’il faudra attendre encore quelques mois ou quelques années pour les voir de nouveau mise en œuvre.
Du POS au PLU quel calendrier ? La situation actuelle est forcément transitoire dans la mesure où la loi SRU de 2000 impose lors de toute révision de passer du POS en PLU
La commune n’a donc d’autre choix que de remettre l’ouvrage sur le métier si possible rapidement et au moindre coût, de toutes les façons un nouveau projet doit être élaboré puis soumis de nouveau à enquête publique. Le processus pourrait durer une bonne année pour un coût estimatif de 12 à 17 000€, si le travail est réalisé par un bureau d’étude d’urbanisme, suivant les options choisies.
La commune a choisi de réaliser ce travail en interne en procédant à l’achat d’un logiciel professionnel spécifique de cartographie et en mobilisant un agent communal chargé de mission sur les mois à venir.
Ph Faucheux